Plausible ? Souhaitable ? Si certains prédisent déjà la fin des réseaux sociaux, d’autres les relèguent à du divertissement qui n’intéressera plus les générations futures.
L’intérêt derrière cette hypothèse n’est pas de bannir absolument les réseaux sociaux de nos pratiques de communication, mais de repenser notre écosystème physique et digital.
Redéfinir la place de chaque outil dans notre stratégique. Pour mieux y revenir.
Entre la facilité d’un canal « gratuit » pour des structures en manque de moyens et l’infobésité qui invisibilise et traumatise, la communication doit se réinventer en permanence pour rester fidèle à sa mission : connecter le public au projet.
Atelier collectivement créatif
Lors de la Journée de rencontres professionnelles de l’ASTRAC qui s’est tenue en mars à l’Eden de Charleroi, nous avons animé un atelier autour du bien-être au travail et de la communication sans réseaux sociaux. Le lien pour les chargé·e·s de communication pouvant être assez évident quand on pense notamment aux rythmes voire à l’injonction de publication face au droit à la déconnexion. Pour réveiller leur créativité et sortir des habitudes vides de sens, nous avions listé une série d’objectifs couramment attribués aux réseaux sociaux : annoncer un événement, partager les réalisations d’un atelier, montrer les coulisses d’un lieu, indiquer l’accès aux spectateurs, fidéliser les habitants, renforcer sa présence locale, raconter ce qui s’est passé, mobiliser pour une cause, donner la parole au public.
Quel plaisir d’imaginer des alternatives physiques, souvent plus humaines, réalisables et parfaitement stratégiques !
Car des solutions existent si on réorganise ses investissements : un goodies muni d’un QRCode qui renvoie vers votre agenda en ligne mensuel, des drapeaux porteurs de vos valeurs sur votre façade, un crieur au marché hebdomadaire pour présenter votre saison, des happenings réalisés avec les bénéficiaires de vos ateliers, une carte subjective de votre quartier avec vos partenaires, un podcast qui raconte vos actualités passées et à venir…
Se réapproprier des outils (parfois oubliés) au lieu de répéter un plan inadapté aux publics et projets : une tendance 2026 à suivre.
Raison professionnelle, tout simplement
En invitant les participant·e·s à débattre des constats et alternatives, nous avons suscité un recul critique sur les médias dans un secteur qui se rend parfois dépendant d’algorithmes pour toucher son public de proximité. Nous avons questionné des certitudes qui s’écroulent au moindre changement de point de vue. Par exemple : « utiliser les réseaux sociaux pour trouver plus facilement une information que sur le site web trop complexe » devrait alerter sur la nécessité de changer le site web ; « publier dans les groupes locaux car plus personne ne lit les toutes-boites » serait l’occasion de remplacer votre flyer par une campagne visuelle dans la commune ; « faire vite une vidéo en Story parce que le public ne sait pas qu’on accueille des écoles » vaudrait la peine de réaliser avec elles une vidéo pédagogique à diffuser en attendant vos spectacles.
C’est en tous cas l’approche que nous avons systématiquement à l’agence de communication, et ce bien avant la crise éthique sur les réseaux sociaux. Nos studios web, graphique et audiovisuel réalisent chaque jour des supports adaptés aux intentions des associations. Nous les concevons pour qu’ils soient utiles et utilisés. Pour faciliter le travail des chargé·e·s de communication et offrir au secteur non-marchand une image professionnelle à la hauteur de ses valeurs.




