Dès lors on pourrait se demander si, en ce quart de 21ème siècle, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) s’apparentent plus à Frankenstein (la créature se retourne contre son créateur) ou à C-3PO (un protocole de médiation pour mieux se comprendre) ?
De plus en plus internalisée
La communication est reconnue aujourd’hui comme essentielle pour le secteur associatif. Tout le monde « doit » communiquer, c’est quelque chose de convenu voire d’inéluctable.
Dans les faits, tout le monde ne dispose pas des mêmes moyens pour exister, se montrer, survivre dans la sphère informationnelle.
La fonction de chargé·e de communication (qui n’existait pas il y a dix ans dans le répertoire des métiers du service public de l’emploi) s’est institutionnalisée. Parfois à temps plein, souvent à temps partiel ou comme mission complémentaire à d’autres. Les associations ont compris son importance. Il ne suffit plus de défendre une cause ou de mettre en place des actions de qualité, il faut le dire à la société : aux citoyen·ne·s qui souhaitent y contribuer, aux partenaires dont on espère les aides.
Chez Média Animation, nous formons ces professionnel·le·s au regard critique sur les (nouveaux) médias. Nous organisons des conférences sur des thématiques actuelles. Nous les accompagnons en consultance pour développer leurs pratiques stratégiques. Nous visons leur autonomie. Mais alors, si la communication s’internalise de plus en plus, quel rôle peut encore jouer une agence externe à l’organisation ?
Gain de temps et d’argent
Les projets de communication sont les premiers à être mis de côté en cas de restrictions budgétaires. Nous en parlions déjà dans cet article. Il est tentant dès lors de faire soi-même plutôt que de payer un prestataire externe.
Si les compétences ne sont pas encore acquises, il s’agit alors de s’auto-former au montage vidéo ou aux logiciels graphiques (gratuits de préférence). Et ce temps-là n’est pas comptabilisé dans le calcul de rentabilité. C’est un investissement en soi, avec les expérimentations et les maladresses des premiers fois. Si le résultat est satisfaisant (parce qu’il a été réalisé en interne), il aurait pu gagner en efficience.
Car corollairement aux coûts de production, il y a le gain de temps. Faire soi-même irait plus vite que faire appel à une agence, surtout avec l’aide des outils de l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir ce que l’on veut pour bien prompter (chaque requête ayant également un coût financier).
Selon l’avancement du projet et la maîtrise des outils, l’expérience fera gagner du temps à l’agence, là où la transmission d’informations allongera le calendrier. Tout dépend de la commande. C’est l’art difficile du cahier des charges pour lequel nous donnons quelques pistes dans cet autre article. Une agence peut aussi venir soulager une association et travailler en parallèle d’autres impératifs qui mobilisent son équipe. Pour éviter qu’un projet traîne ou ne se fasse pas, faute de temps.
Au final, l’économie faite en amont peut être rapidement dépensée.
Comme le démontre ce tableau d’une agence finlandaise en 2024.

Les bénéfices d’un regard extérieur
Nous sommes convaincus que notre rôle dépasse la simple prestation de service. Vous ne nous déléguez pas seulement la réalisation de votre site web, de votre affiche ou de votre podcast. Nous vous accompagnons par nos conseils et notre expertise dans une amélioration de votre communication. Comment ?
- En nous projetant avec vous dès le début du projet.
- En adaptant notre créativité à votre projet, et non l’inverse.
- En vous aidant à faire passer votre message, quite à challenger votre campagne.
- En pratiquant la sobriété éditoriale et numérique sans vous la faire payer.
Notre agence est ainsi intervenue en amont de campagnes de sensibilisation, pour dépasser les habitudes communicationnelles de l’association et lui proposer d’autres moyens, numériques et physiques, d’atteindre ses objectifs. Nous suggérons souvent une solution plus impactante pour un contenu à mettre en page ou une vidéo à réaliser. Toujours en étroite collaboration avec les porteur·euse·s de projets, parce que c’est dans notre ADN d’éducation aux médias.
Vous venez avec des intentions, nous amenons des idées créatives déclinées en outils robustes, sécurisés, accessibles, pensés sur du long terme.
Ni Frankenstein ni C-3PO, nous voyons à l’agence les NTIC comme Roz (le robot sauvage) : une communication numérique qui s’adapte à l’environnement naturel grâce à une bienveillance émotionnelle supérieure à la technicité des programmes. Un regard humain et durable.




